Français
English
Español
magazine étudier à l'étranger carrières internationales e-learning forums partenaires contact


MAGAZINE
Présentation
Actualité
Témoiniages
Dossiers Spéciaux
Tests  &  Examens

 Etudiants
S'inscrire
Trouver une formation
Rechercher un emploi
Le Conseillé Worldstudent

 Ecoles
Se référencer
Nous contacter

 Entreprises

Proposer une offre d'emploi
Consulter nos CV
Nous contacter

Edueuropa

 Recherche

DOSSIERS
PROGRAMMES D'ÉCHANGES EUROPÉENS

Le Vieux Continent à l’heure de la mobilité étudiante.

Socrates, Erasmus, Leonardo da Vinci… L’Union Européenne a choisi le patronage des plus grands philosophes et humanistes européens pour estampiller ses programmes de mobilité internationale universitaire. Le nombre de programmes va grandissant comme celui des étudiants participants. Comment profiter des opportunités qu’ils offrent ?

L’Union Européenne est à la recherche depuis sa création de politiques visibles du grand public qui lui permettent de sortir de sa tour d’ivoire bruxelloise. L’arrivée de l’Euro, la monnaie unique européenne, à partir du 1er janvier 2002 sera un pas majeur dans cette direction. Au préalable, une de ses actions les plus visibles et populaires fut sans doute la mise en place des programmes d’échanges universitaires. Depuis 1987 en effet, des milliers d’étudiants européens ont pu bénéficier du programme Erasmus pour partir étudier dans d’autres pays européens. Ses étudiants ont été en quelque sorte les ambassadeurs d’une Europe en pleine création : ils ont permis de faciliter les échanges de connaissance, ils ont créé des liens d’amitié durables avec des étudiants d’autres pays, ils se sont rendu compte de l’unité de l’Europe et ont permis de la consolider. 750 000 étudiants sont ainsi partis de leur pays depuis 1987 pour participer aux programmes d’échanges Erasmus … un véritable mouvement de masse !

Au fur et à mesure de l’histoire d’Erasmus — devenu par la suite Socrates et aujourd’hui Socrates II — l’offre de programmes d’échange s’est enrichie avec notamment Consortia, Lingua et Tempus. Ces deux derniers programmes ouvrant encore l’espace européen puisque Tempus est un programme qui concerne l’Europe et les Etats nés de l’explosion de l’Empire Soviétique .

Comment s’y retrouver dans le labyrinthe administratif :

Ces programmes ont su séduire mais ils ne brillent pas toujours par leur clarté et de nombreux établissements d’enseignement supérieur européens ont encore du mal à fournir des renseignements à leur sujet. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter mais une petite mise au point s’impose pour démêler les fils parfois embrouillés de l’administration de Bruxelles.

Socrates est le nom choisi par l’UE pour son programme général sur l’éducation. Sous cette appellation, trois grands programmes coexistent pour tous les types de public.

Erasmus est le premier des programmes d’éducation proposé par l’UE. Faire l’historique de sa genèse n’apporte rien et risque de compliquer. Ce programme porte sur l’enseignement supérieur dans une zone géographique comprenant les 15 pays de l’UE, de l’Espace Economique Européen et des pays associés d’Europe de l’est et centrale (les PECO) ainsi que Chypre et Malte. Il paraît plus judicieux de se focaliser sur ce qui existe aujourd’hui et comment l’utiliser au mieux dans l’intérêt des étudiants désireux de partir étudier à l’étranger. Il faut tout de même noter que Erasmus englobe beaucoup plus que des programmes d’échanges d’étudiants : Erasmus encourage la mobilité des enseignants ce qui permet l’échange de connaissances et de techniques d’enseignement à travers l’Europe. Il encourage les petits séjours intensifs de quelques jours jusqu’à trois mois. Il aide à la mise en place d’enseignements communs dans plusieurs universités qui délivrent des " modules Socrates ". C’est également dans le cadre du programme Erasmus que le système de " crédits " ECTS a été mis au point (voir le dossier World Student " équivalences "). En un mot, l’UE a l’ambition grâce à Erasmus de pouvoir tisser un véritable réseau entre les universités, les enseignants et les étudiants à travers l’Europe.

Le programme Leonardo da Vinci est inclus dans le programme plus général Socrates. Il porte quant à lui sur l’enseignement professionnel et la mobilité dans le cadre de stages professionnels dans une entreprise basée à l’étranger. Il concerne les pays de l’UE, de l’EEE et certains pays de l’Europe de l’Est. Les stages sont d’une durée qui varie de 3 semaines à 9 mois et ils concernent les étudiants en filière professionnelle, technique et scientifique, les jeunes diplômés et les chômeurs. Pour ces derniers, le mode de fonctionnement ne passe plus par les établissements d’enseignement mais par les centres de recherche d’emploi ou les centres d’information européens.

Le programme Lingua concerne les étudiants en langue vivante qui se destinent à l’enseignement. Il englobe en fait beaucoup plus d’activités et son objectif est de favoriser l’apprentissage et la diffusion des langues vivantes officielles de l’UE, des pays associés et des pays de l’EEE. Ce programme s’attache en particulier aux langues les moins connues et les moins enseignées. Lingua peut donc offrir son soutien pour des stages d’enseignants, la mise en place de nouveaux outils pédagogiques, des voyages scolaires… Les étudiants en langue peuvent notamment partir en tant qu’assistant pour une période comprise entre trois mois et une année universitaire dans le pays dont ils étudient la langue. Dans ce cadre ils effectuent 12 heures de cours sous l’autorité du professeur local.

Parallèlement au programme Socrates, le programme Tempus a vu le jour en 1993 après la chute du rideau de fer en 1990 et la volonté qui s’en est suivi de la part de l’Union Européenne de tisser des liens avec les pays de l’Europe de l’Est. Comme pour Erasmus, il n’est pas nécessaire de se pencher sur l’histoire du programme, notons simplement que nous en sommes à la troisième mouture de Tempus et qu’il englobe aujourd’hui l’UE, tous les pays nés de l’explosion de l’Empire Soviétique, la Mongolie et les nouveaux pays des Balkans.

Tempus a permis de lier des relations entre les universités, de permettre la comparaison et le rapprochement des systèmes d’enseignement supérieur des pays participants, grâce notamment à un réseau de bureaux des relations internationales.

La partie la plus importante pour les étudiants reste la mise en place des programmes d’échange universitaire entre tous les pays concernés par Tempus, il y en a 43 au total aujourd’hui, de l’Océan Atlantique au Pacifique.

L’Union Européenne n’est pas seulement tournée vers l’Est. Elle est naturellement ouverte sur l’Atlantique et l’Amérique où elle entretient avec le Canada et les Etats Unis des liens de coopération et d’échanges. Les programmes de coopération UE-USA/Canada Consortia poursuivent des objectifs similaires aux programmes Erasmus et Tempus : favoriser la mobilité transatlantique des étudiants, favoriser la mise en place de programmes universitaires comparables, assurer la reconnaissance des modules d’enseignement poursuivis à l’étranger… Les étudiants bénéficiant de ce programme partent exactement dans les mêmes conditions que les étudiants Erasmus.

La très grande différence entre les programmes Erasmus et Tempus d’un côté et les programmes Consortia de l’autre se situe au niveau de leur ampleur respective : le budget alloué aux programmes avec les USA et le Canada ne représente pas 1% du budget Erasmus… Entre 2000 et 2003, 800 étudiants seront concernés par ces programmes.

Enfin, d’autres programmes existent avec d’autres partenaires et fonctionnent selon les mêmes modalités que Erasmus, Tempus et Consortia : le programme Alfa avec l’Amérique du Sud, et dans une moindre mesure un programme avec la Chine, ainsi que le programme UMAP avec l’Asie.

 

Comment bénéficier de ces programmes ?

On le voit, les programmes ne manquent pas - et nous ne mentionnons que les plus importants !

Concrètement, pour Erasmus et Tempus, de loin les deux programmes les plus populaires, les établissements sont invités à mettre en place des partenariats avec d’autres établissements à l’étranger dans le cadre de chaque programme. C’est pourquoi un étudiant désirant effectuer une année ou 6 mois d’études dans une université étrangère n’aura qu’un choix réduit d’établissements. Très souvent, de nombreux pays ne seront pas du tout représentés : ne pensez pas qu’il est possible pour tous les étudiants concernés par le programme Tempus d’aller passer un an en Azerbaidjan aux frais de l’UE par exemple !

La première étape pour un étudiant consiste donc à identifier le bureau des relations internationales de son établissement et de se renseigner sur les opportunités qu’il peut lui proposer dans le cadre des différents programmes européens. Une fois que l’étudiant a choisi sa destination, le bureau s’occupe en règle générale de la prise de contact avec l’établissement partenaire. Cette démarche doit être effectuée jusqu’à une date qui varie selon les établissements, mais en général il vaut mieux s’y prendre dès janvier ou février de l’année précédant le séjour. Les étudiants qui bénéficieront du programme sont sélectionnés sur dossier par le conseiller Erasmus du département de l’université. Seuls les meilleurs dossiers sont acceptés car le nombre de place par université est limité. Dès les premières démarches, le bureau doit fournir à l’étudiant un formulaire de demande de bourse correspondant au programme qu’il suit. N’oubliez pas de demander à ce bureau si vous ne pouvez pas obtenir des bourses supplémentaires d’autres organismes en contact avec votre université : les études à l’étranger c’est bien, avec de l’argent, c’est encore mieux ! (Il est possible de cumuler les bourses de l’UE et d’autres organismes).

L’étudiant devra ensuite choisir à l’avance quels cours il suivra dans son université d’accueil et ceci sous le contrôle du conseiller de son département d’études. En effet, l’étudiant afin de valider les cours et les modules qu’il aura suivi à l’étranger doit s’assurer qu’ils correspondent bien à la même charge de travail qu’il aurait eue dans son pays. Si les deux établissements ont mis en place le système ECTS (European Credit Transfert Système), les équivalences seront plus faciles à définir. Cette opération est fondamentale : si les cours sont mal choisis, vous vous exposez à ne pas recevoir d’équivalences de retour dans votre université d’origine.

Etape suivante : le voyage et l’arrivée dans votre université d’accueil. La plupart des établissements proposent aux étudiants participant aux programmes européens une semaine d’intégration. Vous devez à cette occasion prendre contact avec le conseiller Erasmus de l’université d’accueil, pour vous identifier et par politesse (c’est lui qui a fait les démarches pour vous dans l’université d’accueil !). Il vous renseignera sur les cours, les horaires et souvent vous introduira auprès des autres professeurs.

Les étudiants participant à ces programmes passent normalement leurs examens dans les mêmes conditions que leurs camarades. Il est souvent possible (même si ça n’est pas officiel) d’obtenir un régime plus souple, rendre un devoir écrit à la maison au lieu de passer l’examen par exemple.

De retour dans votre établissement d’origine, après une période d’étude en général inoubliable et pleine de découverte, il faut redescendre sur terre et présenter au conseiller de votre département les relevés de notes obtenues à l’étranger, ils doivent vous être donnés avant votre retour par le conseiller étranger. Dans votre université, ces relevés seront soumis à une commission des équivalences qui vous attribuera les notes et les cours correspondants chez vous.

Pourquoi partir dans le cadre des programmes européens ?

Comparé à un étudiant qui partirait seul dans un pays étranger pour y faire ses études, l’étudiant qui participe à un programme d’échange européen a de nombreuses garanties :

  • Les étudiants Erasmus, Tempus, Consortia… ont l’assurance de valider à leur retour dans leur université d’origine l’ensemble des cours ou modules qu’ils ont obtenus à l’étranger. De cette manière, leur période d’étude s’incorpore totalement à l’ensemble de leur cursus.

  • Ils profitent par ailleurs du soutien des conseillers Erasmus dans leur pays d’origine et dans leur pays d’accueil. Ils sont également plus faciles à identifier par leurs professeurs. Ils sont souvent prioritaires pour l’attribution de logement en cité universitaire. En un mot, ils ne sont pas des étrangers comme les autres…

  • Ils bénéficient d’une bourse attribuée par l’UE. Dans tous les cas, ces bourses sont relativement modestes et ne permettent pas de subvenir aux besoins d’un étudiant. Elles couvrent en fait les frais de voyage et la différence de niveau de vie entre le pays d’origine et le pays d’accueil (les étudiants qui partent dans les pays scandinaves touchent des bourses plus importantes que les autres). La bourse Erasmus s’élève à une somme qui varie entre 150 et 200 € par mois.

  • Ils s’inscrivent dans leur université d’origine. Cela peut être un avantage ou un inconvénient au niveau financier : il vaut mieux aller dans un pays où les frais d’inscription sont supérieurs à ceux de l’université d’origine… C’est en tout cas un avantage au niveau administratif : l’étudiant est officiellement inscrit dans son université d’origine ce qui permet de justifier d’un cursus complet dans la même université et de ne pas recommencer les procédures de première inscription.

Mieux connaître les organisations internationales et accords d’échanges entre pays :

  • UE : Union Européenne, 15 pays membres : Allemagne, Autriche, France, Italie, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Pays Bas, Portugal, Espagne, Irlande, Suède, Finlande, Grèce, Danemark.

  • Pays candidats à l’entrée dans l’Union Européenne : Chypre, Malte, dix Pays d'Europe centrale et orientale PECO (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie).

  • EEE : Espace Economique Européen, 18 membres : les pays de l’UE et le Liechtenstein, l’Islande et la Norvège.

  • AELE : Association Européenne de Libre Echange , 4 membres : l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.

  • ALENA : Association de Libre Echange Nord Américaine : 3 membres, Canada, USA, Mexique.
magazine étudier à l'étranger carrières internationales e-learning forums partenaires contact